De la religion civile… Penser à Rousseau.

Rousseau, Du Contrat social, livre IV, chapitre XIII.

Les dieux de la cité, dans le monde grec ancien, sont les maitres de la cité, communauté d’intérêts et société « politique ». On s’évite ainsi de prendre un semblable pour maitre et on s’évite de s’imposer pour maitre à son semblable. Cependant on ne s’interdit pas de chosifier l’étranger en le prenant comme esclave ou en l’excluant de la citoyenneté mais pas de l’activité économique. La dignité se confond avec la citoyenneté, mode d’être le plus haut pour le citoyen d’Athènes ou de Sparte ou de …

Sont-ce les divisions nationales qui ont fait naitre le polythéisme? ou sont-ce les divisions polythéistes, et les langages associés, qui ont fait les divisions nationales?

Le barbare est celui qui a d’autres dieux et d’autres noms de dieux. En dénommant on fait être, et en dénommant autrement on fait être autrement. Le barbare en dénommant autrement dans une autre langue devient étranger et étrange pour le citoyen de ma langue. La meilleure dénomination étant celle de ma langue, puisqu’elle est celle qui a imprégné ma formation spirituelle, intellectuelle, corporelle et sociale, fait d’une autre manière de « nommer » un manière inférieure. Là est la barbarie. La guerre de cités à cités est aussi une guerre de religion. Mon idole contre son idole.

(voir les cité grecques et leurs guerres, voir l’empire romain et ses guerres contre les « barbares »).

En quoi y-a-t-il religion?

Il y a religion au sens où se crée une communauté de langue et de mœurs. Au sens où cette communauté donne sens au monde en donnant une grille de lecture et de vérité, au sens où elle permet de faire lien entre tous les membres de cette communauté excluant les autres êtres de la définition qui fait qu’un homme est un homme. Par le fait ces « autres » entrent dans la catégorie des barbares exclus de la dignité humaine. Par le fait ces autres méritent au nom d’un  texte religieux- (sur quoi se fonder pour affirmer qu’une « langue » vient d’un autre monde et non de l’histoire de l’humanité ? )- pris dans  un sens littéral, mais dans quelle langue et en quel sens (?)  ces autres méritent la sanction des hérétiques: la mort. Le regard rationnel ou/et raisonnable a disparu au profit d’un fanatisme aveugle (pléonasme!) et nihiliste.

Le fanatisme et particulièrement le fanatisme religieux séparent l’homme de lui-même pour le rendre insupportable à lui-même.

Le « citoyen » et la « démocratie » ne supportent pas les fanatismes.

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I) Actualités (Moralisation,Loi travail,sécurité,immigration, chômage,habitat)Gaël LE BOHEC,député,112017

La démocratie et la citoyenneté :

Rappelons qu’actuellement nous sommes en démocratie représentative (depuis plusieurs républiques) car la vraie démocratie est, étymologiquement, le gouvernement du peuple par lui-même (le référendum « bien » utilisé, le permet-il?)

La démocratie a été « inventée » à Athènes au vème siècle avant JC. Socrate et Platon n’étaient pas vraiment démocrates mais plutôt aristocrates.

le stoïcisme et Epicure (-342à -270)atomiste et matérialiste, partisan de l’ataraxie=l’éveil consistant par un travail sur soi à développer une morale du bien) parmi ceux à l’origine de l’idée de démocratie et de celle de citoyen….

Frédéric Lenoir cite Marc Aurèle : «Si le pouvoir de penser nous est commun à tous, alors la raison (logos) nous est également commune et, par elle, nous sommes des êtres raisonnables. S’il en est ainsi, cette raison nous est également commune, qui nous dicte notre devoir. S’il en est ainsi, la loi aussi nous est commune. S’il en est ainsi, nous sommes citoyens. S’il en est ainsi, nous sommes membres égaux d’une communauté. S’il en est ainsi, l’univers est pour ainsi dire une cité. Car de quelle autre communauté l’ensemble de la race humaine peut elle être citoyenne ? »

Et F Lenoir d’ajouter : « Plus de deux mille ans avant la Déclaration universelle des droits de l’homme, les stoïciens sont les inventeurs du cosmopolitisme, idée selon laquelle tous les êtres humains sont citoyens du monde, mais aussi égaus en droits »…et en devoirs(?) ….mais n’est-ce pas là un apport essentiel à la notion e Démocratie ???! 

Paul Ricoeur donne la définition suivante d’un état démocratique: «  Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est à dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. »

Les fonctions d’un député :

. voter les lois de la république proposées par le gouvernement

. contrôler le gouvernement

. faire remonter à l’assemblée nationale les problématiques émergentes de sa circonscription

Référence : Le Citoyen par Marie Gaille (1980)

par Bernard et André