Philosopher

11 juin 2013
André Le Fur
Philosopher.

L’édifice des sciences a pris des proportions colossales ; il en résulte que le philosophe risque de se fatiguer alors même qu’il n’a pas fini d’étudier, ou de s’arrêter en un point quelconque et de se « spécialiser », de sorte qu’il renonce à atteindre le sommet, le lieu qui lui découvrirait tout l’horizon et d’où il regarderait les choses de haut en bas.
F. Nietzsche, Par-delà bien et mal, traduction Cornélius Heim, NRF, Gallimard.

On sait que Nietzsche fustige la préséance que la science expérimentale a acquise au XIXème siècle au détriment de la philosophie. Il y aurait donc, au regard de l’opinion publique mais aussi de l’opinion d’un positivisme scientiste, une primauté accordée au travail du scientifique par comparaison au travail du philosophe. N’oublions pas cependant que le travail du scientifique ne saurait se réduire à un processus expérimental. Lire la suite

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