Que peut vouloir dire philosopher?

A. Le Fur

Philosopher: mouvement par lequel une tension vers une sagesse est créée, mouvement impliquant et imbriquant corps et esprit.

Déjà une question: que veut dire sagesse?

une autre question: quelle sagesse?

et une autre question: par quels moyens?

et une autre question: dans quel monde?

et une autre question: est-ce possible seul?

et …

Philosophie: mot qui renvoie plutôt à une discipline extérieure à soi-même, quelque chose à découvrir à travers des auteurs. La tentation serait alors de travailler des auteurs et d’oublier les questions qui nous obligent à travailler sur soi, à viser le monde par soi-même, même si les auteurs en philosophie sont nécessaires.

Le mot philosopher serait donc préférable.

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Interview deGilles LEROUX, aviateur archéologue 13/02/2012

13 fev 2012 , texte complet de l’interview

Antoine B: Tout de suite on retrouve donc les rdv proposés par Bernard Saïag et l’association ARPA de Guichen, Association Reflexion Proposition Action, c’est le nom de l’association donc qui va nous faire découvrir une fois par mois de belles rencontres. Bernard, je te laisse présenter ton premier invité.

Bernard S : Voilà Et Bien , aujourd’hui, je pense que c’est une belle rencontre, c’est vous qui le jugerez par la suite. Il s’agit de Gilles Leroux qui vit à Laillé dans notre canton. Je ne sais plus d’ailleurs si Laillé fait toujours partie de notre canton?!

AB: Bientôt ça va faire partie de Rennes-Métropole….mais enfin, bref c’est dans notre région

BS: Donc de toute façon à 5Km donc tout proche de Guichen. Gilles a une spécialité qui consiste à voler au-dessus de nos territoire et de pre,dre des photographies. C’est ce que l’on appelle de l’aréonotique archéologique

AB: Donc Gilles est Archéologue aérien.

BS: Donc, première question que l’on va poser à Gilles. Et bien Gilles, c’est quoi l’aréonautique archéologique?

Gilles L: Alors déjà, je reviendrais sur le terme. On parle plutôt d’Archéologie aérienne qui est née il y a déjà un certain nombre d’années, près d’un siècle.Il s’agit de repérer, de découvrir, d’inventorier les sites archéologiques qui sont visibles d’avion voir même de ‘espace avec les méthodes modernes. Je commencerais par un petit historique de la méthode.Je considère, nous considérons, nous archéologues aériens que la méthode est née à l’entre deux guerre à la suite de surveillance des lignes de front perpétrées par les protagonistes de ceux qui étaient, les français, anglais, allemands

BS Pourquoi le terme d’expériences ?

GL: Et bien, comme toutes méthodes, c’est une rencontre entre une technologie, qui était nouvelle à l’époque c.ad. L’avion et puis le soucis, toujours actuel, des hommes, de connaître leur passé.

Joël  D: Et en même temps découvrir ce qui s’est passé, jadis,  au dessous de nos têtes

BS: C’est Joël Deshaye qui parle puisqu’il fait partie de l’association

AB: Joel Deshaye qui s’intéresse au patrimoine

JD Et qui en même temps est Pdt de l’association Patimoine Historique de Guiche-Pnont-Réan

AB:Alors, la parole à Gilles Leroux

GL: J’insisterai plus sur le fait que, cette archéologie aérienne est née donc, je l’ai dit tout à l’heure, dans l’entre deux guerres, à l’occasion de surveillances de lignes de front, de déplacements de troupes. Et l’illustration que l’on a est maintenant cinématographique dans la mesure où leur du passage sur les écrns du film « La grande illusion ». La raison de la capture des protagonistes principaux du film c’était justement une reconnaissance aérienne avec des grandes chambres photographiques de près d’un mètre carré.

BS: Jean Gabin qui jouait dance film ?

GL: Tout à fait Je m’en suis apperçu il y a quelque temps, avec un autre regard On peut découvrir des choses. Et comme souvent, c’est à l’occasion des guerres que des avancées Hélas,

Oui, malheureusement,

BS:

AB:

GL: Donc, je reprends la parole et je poursuis. Donc, juste après cette première guerre mondiale, de manière concomitante, c.a.d en même temps, mais dans deux endroits complétement différents du globe, nous allons avoir un français, qui s’appelle PoixdeBarre qui était un écclésiastique, le révérend-père Poix de Barre, qui dans le désert de Syrie avec des escadrilles qui étaient à sa disposition et il était militaire de carrière également. Il a pu découvrir, apercevoir, inventorier toutes les méthodes de défense de l’empire romain d’orient, notamment avec tous les bastions, les forteresses et les voies qui organisaient ce que l’on appelait le « limece » cad, 4min16sec

les frontières de l’empire romain. Et, dans le même temps, mais dans des paysages totalement différents puisqu’il s’agit des campagnes anglaises qui correspondent et ressemblent vraiment tout à fait aux notres de même que son bocage. C’était un certain Crowford qui s’est aperçu qu’en volant à certaines périodes de l’année, notamment lorsque les plantes commencent à souffrir de la sécheresse, les céréales commencent à murir, on voyait des choses apparaître, des choses nouvelles.

Lui même avait commencé ses vols en voulant inventorier simplement, en voulant illustrer les sites connus et il s’est aperçu qu’u cours de ces …..ions, il y avait des choses nouvelles qui apparaissaient. Et là, c’était tout à fait intéressant

JD: C’était une nouvelle découverte en fin de compte. Trouver ce qui était existant et découvrir ce qui était caché

GL: C’est à dire qu’on ignorait totalement ce qui était caché. Les choses sont apparues de cette manière là.Ce sont les deux jalons principaux de cette méthode.

BS: C’est donc l’historique de la méthode.

GL: En quelque sorte.

BS: On pratique l’archéologie, pourquoi, finalement, maintenant?

AB: Comment on devient effectivement archéologue?

GL: Dzans un soucis d’inventaire du patrimone archéologique, quellequesoit sa période. Notamment en ce moment avec les grands chamboulements, chambardements, de la surface de mla planète, beaucoup de choses sont mises au jour, mais également malheureusement détruites. Donc, avant …..pour ne pas les condamner défiitivement, il est important de les découvrir et éventuellement les étudier avant leur disparition.

JD : Oui, c’est ça.

BS: Et il s’agit d’avoir connaissance du patrimoine de l’humanité.

GL: Rien d’autre, mais c’est déjà énorme

AB: Gilles Leroux, comment, vous, personellement, vous avez eu envie de faire ça comme activité?

GL: C’est par le biais de rencontres. Et je dirais d’ailleurs, heureusement. Voilà, de collègues un peu plus agés que moi, qui officiaient dans d’autres régions de France ou de Bretagne.Je citerais notamment Loïc Langoët qui travaillait dans la région de St Malo et puis, beaucoup plus près de nous, un collègue, qui n’est pas si agé que cela, qui s’appelle Maurice Gauthier qui Habite Pléchatel et qui a commencé deux ans avant moi en 1985, avec déjà des résultats tot à fait intéressants. Et c’est à la lecture de ses clichés qu’il m’a montré que j’ai trouvé ma voie.

BS: Mais alors, malgré tout, ça doit coûter très cher tout cela! Un avin, les photographies, le matériel, comment fait on, les financements? Comment ça se passe?

GL: Tout est relatif et je vais vous parler, vous donner quelques chiffres. Effectivement, la prospection aérienne a un coût mais un coût très modique et très modéré par rapport à beaucoup d’autres m éthodes d’investigation archéologiques que sont notamment les fouilles actuelles.

Une heure d’avion coûte environ 140€, mais il faut savoir que, pendant cette heure là, si cette heure est choisie à un bon moment de l’année, les découvertes peuvent être intéressantes et se compter par dizaines en une seule heure. Et donc, les vols sont très vite rentabilisés.

JD: Et à quelle période de l’année intervenez vous?

GL: Alors, dans la mesure où sur le sol il y a le couvert végétal des champs, on s’est aperçu qu’à certain moments de l’année, notamment je l’ai dit tout à l’heure mais je le répète, lorsque les plantes commencent à souffrir de la sécheresse, notamment à partir de la mi juin jusqu’à fin juillet, donc nous aurons successivement des sites archéologiques qui apparaitront sur les champs de foin coupé avec le regain sur les cérales qui murissent quellequellesoient que ce soit les fourragés donc les blés, les orges, les avoines, et un peu plus tard dans la saison, les céréales.

BS: Comment choisit-on le lieu, et est-ce que le site survolé est prévu et pour quelles motifs?

Et quel type d’avion utilisez vous?

GL: Alors, effectivement, on essaye et l’on a beaucoup de chance, ici, dans la région 8min22sec

d’avoir l’aéroclub d’Ille et Vilaine qui est tout à côté, qui est basé à Saint Jacques de la Lande et qui dispose et qui met à notre disposition d’autres archéologues puisque nous sommes deux à travailler à partir de Rennes St Jacques des avions à ailes hautes et ça s’est très important, dans la mesure où nous avons sous les yeux, directement, sans être obligé de faire des acrobaties, nous avons toute la surface des champs qui s’ouvre à nous et donc on voit si oui ou non, il y a des choses. La plupart du temps, si les vols sont réalisés dans de bonnes conditions au bon moment et dans la mesure où l’on a des sols qui…………relativement bien, les découvertes sont nombreuses.

AB: Aujourd’hui, sur Radio Laser, notre chroniqueur, Bernard Saïag, nous propose de rencontrer Gilles Leroux donc archéologue aérien. Bernard, autres questions

BS: Donc comment on choisit le lieu? tu te balades dans quelle région? Pourquoi tu vas là et pourquoi pas ailleurs? Comment les choses se passent? Et puis aussi, après comment tu vas interpréter les clichés cad les prises de vues et quel type d’appareil photo va tu utiliser?

GL: Je vais essayer de répondre brièvement, clairement à tes deux questions.Alors personellement je travaille mais je me balade sur quatre département des pays de la Loire, le nord est du département du Morbihan et toute la moitié est de l’Ille et Vilaine. Comment choisit-on un lieu?

La plupart du temps on privilégiait les sites connus un petit pour avoir des informations sur les sites eux-même et puis, d’un site à l’autre, on s’est aperçu qu’il y en avait un peu partout et on a décidé de couvrir la totalité du territoire que je viens de vous décrire. Ce qu’il fait que certaines bonnes années, la couverture de ce territoire se fait en plusieurs dizaines d’heures de vol. Il arrive parfois, à plusieurs reprises, c’est arrivés à la dernières décennie, que l’on vole une centaine d’heures par an. Alors, ces clichés sont relativement faciles à interpréter dans la mesure où, je vous l’ai dit tout à l’heure, il importe de voler au bon moment. Et à partir de là, des traces vont se révéler à la surface et audessus des champs. Alors, notamment la biomasse que l’on voit le plus généralement…des fossés, des fosses….on forcément entamé le sous-sol… des habitats. A l’aplomb de ces……….les céréales vont pousser moins vite, pousser plus haut et apparaître en lignes vertes sur des fonds jaunes. En revanche, lorsque nous avons affaire à des murs, à des fondations enpierrées, et bien, ce sera inversé cad que l’on aura des traces plutôt jaunes puisque les plantes vont avoir du mal à pousser plus facilement à l’aplomb de zones enpierrées. Et les traces apparaîtront sous la forme de traces blanchâtres sur un fond vert. 11Min30sec

BS: …..Finalement, à travers cela, est-ce qu’il y a des découvertes qui sortent du lot?

Qu’avez découvert, disons de hautement significatif…Avez vous publié dans des journaux spécialisés, je suppose que s’était des souvenirs agréables?

AB: Avez-vous des anecdotes?

GL: Alors, avant de parler de cela, je voudrais faire un bilan, pas avec des chiffres car je ne l’ai pas devers moi . Il ya certaines où l’on découvre pas mal de sites. Pour mémoire, l’année 1996 qui avait été très favorable m’avait permi de découvrir plus de 600 sites nouveaux. Alors que la moyenne est entre 200 et 300 sites /an. Donc ce sont plusieurs milliers de sites qui ont étédécouverts depuis une vingtaine d’années.

BS: Vous publiez tout cela?

GL: Alors, la plupart du temps ces sites ne sont pas publiés. Ils sont inventoriés notamment dans ce que l’on appelle la carte archéologique de France qui est mise en place et utilsée par les services de l’état et notamment en région parisienne et aux services régionaux de l’archéologie.Donc de cette manière là les sites sont inventoriés, stockés et, éventuellement, peuvent être sortis du lot pour une étude ponctuelle avant une menace ou toute autre raison.

BS: Bon, alors, qu’avez trouvé de particulier?

GL: Alors, on va parler de la dernière découverte qui s’est faite le 24 juin dernier, ça fait bientôt huit mois, nous étions dans le sud du Maine et Loire, non loin de Saumur. Et à l’occasion d’une période de forte sécheresse comme il y en a souvent ces derniers temps. Nous avons vu apparaître

une maison néolithique donc il y a près de 2 à Trois mille ans avant Jésus-Christ et dont le plan est parfaitement apparu à la surface d’un champ de luzerne. Donc, c’est un bâtiment qui correspond à un quadrilatère allongé, un grand rectangle pour faire simple, 40sec

de près d’une centaine de mètres de long , d’une douzaine de mètres de large et le tout ponctué de tâches de grosses tâches qui correspondent à l’emplacement de gros poteaux qui soutenaient la charpente du bâtiment. C’est fabuleux

AB: Gilles Leroux, au moment où l’on est dans son avion et où l’on découvre ça. Je sais pas si on le découvre tout de suite ou seulement au développement comment ça se passe, quelle émotion on ressent?

GL: Je vais illustrer. J’étais avec Philippe, mon pilote fétiche, depuis un certains, dans l’avion on ne voyait plus rien il y a des moment comme ça où les zones sont un peu humide, et puis on voit apparaître à cinq kilomètre à vol d’oiseau, un champ complètement desséché. On s’est dit, n y va, on va voir. Un coup de poker, on avait rien à perdre

BS: Pourquoi vous êtes vous dit on va voir?

GL: Parce qu’il était bien desséché donc s’il y avait des révélations, elles auraient pu être très très belles. Effectivement, en arrivant sur le champ, en passant juste à côté alors qu’on avait des conditions de vol vraiment difficiles , et bien on a vu cette chose là apparaître. 9A a été….on a pas sauté de joie pcq. On volé juste au dessus, on a réussi à faire demi tour et on a pris toutes les photos possibles. Et donc maintenant, on peut les voir.

BS: On peut voir sous l’eau aussi, pareil, de la même façon?

GL: Alors, effectivement, au niveau d’un lac, dans des zones immergées, on peut parler d’archéologie aérienne/subquatique là où le niveau de l’eau est faible. Justement, à l’occasion de la campagne de survols 2011 on a pu découvrir les traces d’un pont romain traversant la Loire au niveau de la ville de Tours, un pont qui était donc sous l’eau dont on percevait parfaitement (l’eau était très basse, on voyait les poissons à travers l’eau, donc c’est vous dire) et donc on a pu percevoir une série de piles de pont matérialisés par des pieux encore enfoncés dans le lit de la loire.

BS: Ils étaient là?

GL: Si ils étaient là, même visibles pour un marcheur mais il fallait vérifier si bien cela. Et nous a donné une complémentarité

AB: Belle illustration avec ce pont!

BS : je ne sais pas combien de temps il nous reste, Antoine?

AB: Il nous reste une minute ou deux Bernard pour conclure.

BS: Pour finir, d’abord, est-ce qu’il y a eu quelques souvenirs désagréables?

Ou effrayants

Et aussi, question que l’on pose à la fin de chaue interview, que message veux tu transmettre

aux auditeurs, aux jeunes, aux vieux à tout le monde?

GL: S’il nous reste très peu de temps, on ne parlera pas des épisodes déplaisants, peut être m’inviteras tu à une autre occasion, là on pourra développer.

De message, je n’en ai guère à donner.

BS: sans ambition!

GL: Oui, sans ambition.je peux vous faire par d’une expérience très plaisante: modestement je participe à l’inventaire du patrimoine humain . C’est important

BS: chaque goutte , chaque grain de sable apporter est important.

Gl Voilà, et çela me paraît important. Donc une foisces connaissances inventoriées, elles peuvent être, mises en pâture à toutes les recherches possibles qui peuvent concerner un petit territoire comme un plus vaste et concerneé toutes les périodes historiques correspondant aux découvertes que l’on aura pu faire.

AB: Gilles Leroux, une dernière question, si nos jeunes auditeurs veulent en savoir plus sur l’archéologie aérienne, est-ce qu’il y a des sites internet, comment se renseigner?

GL: Ilexiste effectivement quelques sites internet mais que je n’ai pas évoqué par manque de temps

AB: Pour en savoir plus sur Gilles Leroux, est-ce qu’il y a des sites internet?

GL: Non plus. Pour terminer et comme ça semble être un soucis, avec mon collègue, Maurice Gayuthier que j’ai évoqué tout à l’heur et notre pilote fétiche Philippe Guiguon, nous projettons la publication d’un ouvrage grand public à l’aide de photos essentiellement trzaitant un peu se dont nous venons de parler et qui pourrait voir le jour en 2013.

AB: Merci à tous les trois.

BS: Merci Antoine, Merci Radio Laser, Merci surtout à notre invité Gilles et à bientôt 18min40sec